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Mardi gras

 

Mardi gras est une période festive, qui marque la fin de la « semaine des sept jours gras » (autrefois appelés « jours charnels »). Le Mardi gras est suivi par le Mercredi des cendres et le carême, où les chrétiens sont invités à « manger maigre » en s'abstenant de viande.

Mardi gras parade new orleans louisiana loc

Carnaval

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Avec l'arrivée du carême, savourez ces quelques photographies du carnaval !

Une longue tradition

Première des fêtes populaires de l’année, le carnaval prend fin pour laisser place au carême. Pour se préparer à cette période de jeun, les populations célèbrent pendant plusieurs semaines le renversement des ordres, la remise en cause de l’ordre social ou moral, mais avec humour et dérision. Déguisements, défilés de chars, travestissement et mascarades ou encore batailles de fleurs sont de mises.
Cette fête religieuse égaye l’hiver depuis le XVIème siècle.

Char représentant Henri IV (8 Fi 445_6_00445)

 

Bataille de fleurs (8 Fi 445_6_00450)

 

Défilé de chars (1905) (8 Fi 445_6_00451)

 

Char de la confrérie des bouchers (8 Fi 445_6_00452)

 

Char sur le boulevard des Pyrénées (Pau) (8 Fi 445_6_00455)

 

Char de la boucherie (carnaval à Pau) (8 Fi 445_6_00457)

 

En Béarn

En Béarn, la célébration du carnaval est marquée par le retour d’exil de Sent Pançard. Parti de Saint Sébastien, cette figure picaresque traverse les villages béarnais avant de rejoindre Pau, pour reconquérir sa couronne. Mais à son retour, après plusieurs jours de liesses, un nouveau procès l’attend, suivi du bucher de mardi gras… Le carnaval est ponctué d’étapes traditionnelles comme la chasse à l’ours, les pantalonnades, le procès de Sent Pançard, ou encore son bucher.
Un moment tombé en désuétude, la tradition du carnaval biearnès est ravivée chaque année depuis 1986.

Char la ferme (8 Fi 445_6_00471)

 

Char du syndicat du livre (8 Fi 445_6_00470)

 

Bataille de fleurs au carnaval de Pau (8 Fi 445_6_00467)

 

Carnaval de Pau (8 Fi 445_6_00461)

 

En Pays basque

C’est à la période du carnaval que les mascarades prennent vie en Soule. Mêlant la grâce et l’agilité des danseurs au talent d’orateurs des souletins, elles sont organisées chaque année par un village ou un groupement de villages. Elles se déplacent ensuite à travers toute la Soule chaque dimanche pendant plusieurs semaines. Elles mettent en scène deux groupes :

  • Les rouges représentés par les personnages les plus beaux et les meilleurs danseurs symbolisant les autochtones. Parmi eux le Txerrero et son balai à queue de cheval (gardien du troupeau de porcs), le Gatüzain (gardien du chat) et son pantographe (sorte de ciseaux de bois), la Kantiniersa (cantinière), le Zamalzain (homme-cheval) et l’Enseinari (le porte-enseigne) – tous cinq forment les Aitzindariak (les chefs) qui assureront la majeure partie des scènes dansées.
  • les noirs représentés par les personnages les plus vils et les plus grossiers symbolisant les étrangers. Parmi eux les Xorrotx (rémouleurs) qui se déplacent en chantant, les Buhame (bohémiens) et leur chef Basagaitz et les Kauter (chaudronniers), personnages masqués dont les plus réputés sont Pitxu pour ses pitreries et Kabana pour son prêche qui tourne en dérision les événements du village hôte de la mascarade.

Le matin, la mascarade doit franchir en dansant les barrikadak (barricades) pour rentrer dans le village où a lieu la représentation. Autrefois matérialisées par des épineux disposés en travers de la route, ces barricades prennent aujourd’hui la forme de bouteilles de vin. S’ensuivent les sauts basques sur la place du village, puis les mascaradeurs sont invités à déjeuner. L’après-midi, la représentation est donnée au fronton.

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